Résumé du livre
Suite à la fièvre contre-révolutionnaire de 1793 en montagne thiernoise, au parfum de chouannerie prononcé, Adélaïde n’a qu’un désir : quitter l’Auvergne pour Paris où son amie Jeanne vit la Révolution au quotidien. Mais dans la capitale, l’effervescence révolutionnaire ne reflète pas l’idée qu’elle s’en faisait. Le peuple des faubourgs ne ressemble pas à celui qu’elle imaginait. L’apprentissage de la démocratie se fait dans le sang et la guillotine ne cesse de trancher des têtes.
La fessée que reçoit en public, devant les Tuileries, son amie Anne-Josèphe Théroigne de Méricourt, l’amazone de la Révolution, prise à partie par les femmes des Halles et les lavandières qui fréquentent la Convention, finit de la déstabiliser. Elle prend conscience d’avoir idéalisé un rêve et mythifier le peuple qu’elle souhaitait rejoindre.
Texte du rabat
Amie d’enfance de Jeanne, Adélaïde est la fille d’un négociant coutelier de Celles-sur-Durolle (63), parfait exemple de cette bourgeoisie aisée en pleine ascension sociale durant les premières années de la Révolution.
Nourrie aux lectures des philosophes et des gazettes parisiennes, Adélaïde s’étiole en montagne thiernoise. Elle rêve de rejoindre son amie à Paris. Qu’à cela ne tienne, s’il lui faut se marier au fils du marquis de Vollore pour arriver à ses fins, elle l’épousera.
Mais installée dans la capitale, Adélaïde déchante. La Révolution n’est pas ce qu’elle imaginait. Le peuple n’est pas à son image, et la complicité avec son amie d’enfance s’est grippée au roulement de la vie et de ses grincements. Les temps sont troubles. La réaction est sortie de l’ombre, modérés et radicaux s’affrontent, et la guillotine ne sait plus quelles têtes couper. Marat est assassiné, puis survient l’exécution de Robespierre et un monde d’espérances s’écoule avec l’échec de l’insurrection du « 1er prairial An III »…
Dès lors, pour Adélaïde, l’Auvergne fait figure d’ultime refuge, d’autant que son époux s’apprête à rejoindre l’armée d’Italie et un certain général Bonaparte.




